Traverser le monde. Le tournant photographique de l’Exposition universelle de 1867

Dernière mise à jour : 20 octobre 2026

Une publication réalisée avec la collaboration des Archives nationales, 2026, 159 pages

En 1867, Paris se métamorphose le temps de quelques mois à l'occasion de la quatrième Exposition universelle.

Montrer la France au monde, exposer les produits de l’industrie, de l'agriculture ou en provenance des colonies, mais aussi les beaux-arts et les inventions scientifiques : en déployant faste et excès, Napoléon III souhaite donner une image prestigieuse du Second Empire face à l'Angleterre, son rival historique. Érigé au milieu du Champ-de-Mars, un immense palais elliptique rayonne par son architecture métallique. Avec lui, une myriade de pavillons sont installés dans le parc alentour pour accueillir les quelque 52 000 exposants et les millions de visiteurs, arborant un éclectisme saisissant : temples égyptien ou mexicain, mosquée, yourte russe, palais ottomans, caravansérail, restaurant chinois ou maison japonaise.

Mais l'année 1867 marque aussi l'avènement de la production photographique de masse et l'émergence d’une génération d’entrepreneurs de l'image. L’Exposition universelle fait entrer la photographie dans une nouvelle ère. C'est la première fois qu’un événement d’une telle ampleur est documenté de façon systématique : plus d’un millier de vues stéréoscopiques sont réalisées et permettent de revivre l’Exposition sous toutes ses coutures, en trois dimensions.

Une paire de lunettes anaglyphe permet de regarder les photographies stéréoscopiques reproduites dans cette pulication.

Retrouvez les inventaires des Archives nationales.

Service d’archives : Archives nationales

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