Mettre au monde. Sages-femmes et accouchées en Corrèze au XIXe siècle

Dernière mise à jour : 9 mai 2023

Une publication des Archives départementales de la Corrèze, 2007, 796 pages

De nos jours, la médicalisation de la naissance, source de vie et d’espoir, sécurise très largement l’accouchement. Au XIXe siècle, en revanche, mettre au monde était un acte à haut risque, pour la mère comme pour l’enfant. Mettre au monde. Sages-femmes et accouchées en Corrèze au XIXe siècle nous projette dans le vécu des élèves et des parturientes présentes à l’école d’accouchement et dans l’hospice de la maternité de Tulle durant les soixante années de son existence.

Les élèves devenues sages-femmes, diplômées à l’issue d’une authentique formation, ont doté la Corrèze, au fil des ans, de praticiennes compétentes, dévouées à l’extrême, maigrement payées mais heureusement récompensées par la confiance qu’elles acquièrent dans les localités où elles exercent. Marie Angélique Le Boursier du Coudray, talentueuse sage-femme du XVIIIe siècle et pédagogue exceptionnelle, qui vulgarisa en France l’étude de la pratique de l’art des accouchements et organisa en 1763 à Tulle le premier cours d’obstétrique, aurait été fière de ces dignes continuatrices.

L’analyse des destins croisés des sages-femmes et des accouchées constitue une véritable page de l’histoire sociale de la Corrèze au XIXe siècle. Cette école d’accouchement, née de la volonté du préfet Thomas, entre dans le cadre d’une volonté nationale de contrer l’influence de matrones ignorantes et accusées de tous les maux. Financée et soutenue par le Conseil général, encadrée par une commission médicale de surveillance et bénéficiant de maîtresses sages-femmes formées dans les meilleures écoles de l’époque, comme l’Hospice de la Maternité de Paris, elle dispensait un enseignement en prise directe avec les connaissances pratiques et scientifiques les plus modernes.

Références complètes de l’ouvrage

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