René-Josué Valin, 1695-1765

Dernière mise à jour : 28 avril 2023

Une publication des Archives départementales de la Charente-Maritime, 1996, 46 pages

Cet ouvrage constitue le catalogue de l’exposition organisée par le Conseil départemental de la Charente-Maritime et les Archives départementales du 3 au 31 mai 1996.

Dans son éloge de Valin, publié en 1769, Bernon de Salins rappelait que le jurisconsulte, dont il retraçait l’existence et dont il évoquait le souvenir, avait vécu de façon discrète et modeste et constatait qu’en dépit de ses travaux, son nom demeurait inconnu pour ses contemporains.

Ce n’est en effet qu’au milieu du XIXe siècle qu’un hommage officiel sera rendu à Valin et que ses restes seront pieusement transférés dans un tombeau érigé dans l’église de Nieul à la suite d’une souscription publique.

L’œuvre de René-Josué Valin, avocat au présidial de la Rochelle et procureur du roi à l’amirauté de la Rochelle était pourtant immense ; il avait publié un Nouveau commentaire sur la coutume de la Rochelle et du pays d’Aunis qui fit autorité jusqu’à la fin de l’Ancien Régime et rédigé un Nouveau commentaire sur l’ordonnance de la marine du mois d’août 1681, au succès immédiat, suivi d’un Traité des prises élaboré à la demande de l'Amiral de France.

L’audience limitée de Valin en dehors des milieux juridiques tient évidemment à la personnalité du jurisconsulte rochelais. Tous ses biographes soulignent le désintéressement et la modestie du train de vie du magistrat. Il convient également de rappeler que Valin publie ses différents ouvrages en quelques années seulement, 1756 pour le commentaire de la coutume sur La Rochelle et du pays d’Aunis, 1760 pour le commentaire sur l’ordonnance de la marine, 1763 pour le traité des prises. Il s’agit par conséquent d’une œuvre de maturité, l’aboutissement des études et le résultat des réflexions élaborées au cours d’une longue carrière.

Rigoureux et modeste, Valin insistera dans tous ses ouvrages sur le caractère presque collégial de son œuvre : les travaux des conférences d’avocats instituées dès 1720 à la Rochelle, peut-être à son initiative, les études de ses collègues du présidial pour le commentaire de la coutume de la Rochelle et du pays d’Aunis, la collaboration d’Emérigon, conseiller à l’amirauté de Marseille pour le commentaire sur l’ordonnance de la marine.

Références complètes de l’ouvrage.

Retrouvez les inventaires des Archives départementales de la Charente-Maritime.

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