Les registres nominatifs d’esclaves. Inscription au registre « mémoire du monde de l’UNESCO », 18 mai 2023
Dernière mise à jour : 20 décembre 2023
Une publication des archives territoriales de la Guyane, 2023, 22 pages
Le 18 mai 2023, sur proposition de la France et d’Haïti et à l’initiative de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, le Conseil exécutif de l’UNESCO a approuvé l’inscription au Registre “Mémoire du monde” du corpus des registres identifiant les personnes en esclavage dans les anciennes colonies françaises, conservé par les Archives territoriales de Guyane et de Martinique, les Archives départementales de Guadeloupe, de La Réunion, les Archives nationales d’outre-mer, les Archives nationales d’Haïti.
Entre le XVIIe siècle et la fin du XVIIIe siècle (pour la colonie de Saint-Domingue, aujourd’hui Haïti, et l’Île Maurice) et 1848 (pour la Guadeloupe, la Guyane, Mayotte, la Martinique, La Réunion et le Sénégal), quatre millions de personnes ont été réduites en esclavage dans l’empire colonial français, qu’elles aient été victimes de la traite, ou nées sur place dans un statut de servitude.
Les documents inscrits documentent des événements majeurs de leur existence et constituent des sources fondamentales de l’histoire et de la généalogie des familles afro descendantes ; ils sont très variés : registres matricules, registres d’individualité de 1848, état-civil des esclaves (1834-1848) et registres paroissiaux, registres d’affranchissement, registres de marronnage.
La direction des archives territoriales de Guyane a participé à ce projet, au titre des documents qu’elle conserve : est ainsi reconnu internationalement cette partie du patrimoine écrit guyanais dont elle a la charge.
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