Architecture des édifices cultuels lyonnais au XIXe siècle (1802-1905). Guide des sources
Dernière mise à jour : 21 novembre 2024
Une publication des Archives municipales de Lyon, 1996, 144 pages
Ce guide est un instrument de recherches pour faciliter les travaux sur l’histoire architecturale des édifices cultuels lyonnais, du Concordat à la séparation des Églises et de l’État (1802-1905). Nous avons centré notre sujet sur les édifices des cultes « reconnus » par les textes concordataires : les églises catholiques sont les plus nombreuses. Ont également été prises en compte la cathédrale Saint-Jean à laquelle correspond une circonscription paroissiale, et la basilique Notre-Dame-de-Fourvière, bien qu’elle ne soit pas église paroissiale ; les lieux de culte de la Réforme (temples protestants, églises luthérienne et anglicane) et la synagogue, ont aussi été abordés ; de même, les presbytères : en effet, la commune doit assurer le logement des curés et desservants, et pour cela achète ou loue des biens immobiliers. Par contre, les lieux de culte non paroissiaux (églises conventuelles, hospitalières ou d’écoles) ne rentrent pas dans le cadre de cette étude.
Chronologiquement, nous nous sommes consacrés à la période concordataire : le sort des églises pendant la Révolution n’est que très succinctement évoqué dans les fonds des Archives municipales. On remarquera des articles dont les dates extrêmes sont postérieures à 1905 : n’oublions pas que l’application de la loi de Séparation n’a lieu qu’à partir de 1906, et jusqu’en 1911, date de la dissolution de l’Administration centrale des Cultes ; d’autre part, on a considéré l’ensemble des documents de tel ou tel article, sans en distraire ceux dont l’analyse ne rentrait pas dans les limites chronologiques que nous nous sommes imposée.
Le cadre géographique choisi est celui de la ville de Lyon en 1905, comprenant les faubourgs de La Croix-Rousse, de Vaise et de La Guillotière, annexés en 1852 ; dans un souci de cohésion, on a également mentionné l’église Notre-Dame de Saint-Rambert, bien que la commune n’ait été rattachée qu’en 1965.