Terre d’asile, terre d’exil. Réfugiés et internés dans le Tarn pendant la Seconde Guerre mondiale
Dernière mise à jour : 19 avril 2023
Une publication des Archives départementales du Tarn, 2001, 40 pages
Le département du Tarn a été, durant la Seconde Guerre mondiale, une terre d’asile accueillant des centaines de réfugiés de toute l’Europe et du nord de la France, une terre d’exil, avec la création de deux camps où ont été internés des hommes et des femmes « indésirables » de l’avis des autorités.
Réfugié ou interné, le parcours est difficile, et parfois on passe d’un statut à l’autre parce que l’on est étranger et communiste, étranger et juif. Réfugié ou interné, le quotidien est fait d’ennui, de privation, d’incertitudes, de vexations, d’animosité.
Ambiguïté de l’époque, aux élans de générosité et aux parfums xénophobe et antisémite.
Comme d’autres départements, le Tarn a partagé ses richesses tant qu’elles existaient. Quand il ne reste que la misère, c’est la haine que l’on distribue. Et malgré les difficultés, l’administration travaille et traite avec la même efficacité des indemnités pour les réfugiés, de la scolarisation de leurs enfants, des internements de syndicalistes ou de francs-maçons, sans trop d’états d’âme.
Ce livret n’est qu’une évocation de ces faits. Il reprend les thèmes proposés dans l’exposition présentée au Conseil général du Tarn du 17 avril au 10 mai 2001, manifestation qui a permis d’annoncer la publication du volume 2 des Documents et sources pour l’histoire de la seconde guerre mondiale dans le Tarn : accueil des réfugiés – camps d’internement.