Les 500 déportés de l’Orne. Engagement, arrestation, itinéraire. Étude globale et liste mémoriale
Dernière mise à jour : 9 février 2022
Une publication des Archives départementales de l’Orne, 1995, 89 pages
Avec la déportation, c’est la période la plus noire de la dernière guerre et la catastrophe majeure de notre siècle qui est évoquée à travers la douloureuse liste de ceux qui ont connu les camps de concentration de l’Allemagne nazie de 1940 à 1945.
Les difficultés du sujet constituaient autant d’écueils au premier rang desquels figurent des sources d’archives trop peu nombreuses, qui ne fournissent aucune garantie contre les risques d’erreur.
Il existe dans chaque département une liste établie peu de temps après la guerre par le correspondant du Comite d’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Cette liste est le fruit d’une enquête minutieuse auprès des rescapés et des familles de disparus. La création de la carte de déporté par le Ministère des Anciens Combattants a permis aussi l’ouverture d’un fichier nominatif pour les rescapés et leurs familles. Le Comité des Œuvres sociales de la Résistance, grâce à sa correspondance avec les familles, a lui aussi reconstitué de précieuses informations sur les victimes ornaises des camps. Ce sont ces trois sources qui ont permis d’établir la liste minutieusement vérifiée par Gérard Bourdin.
Les délais de consultation des archives publiques sont aussi un problème car la publication d’une telle liste touche à la vie privée des personnes. Car si l’immense majorité des déportés ont été victimes de leur combat contre l’occupant et contre Vichy, quelque-uns figurent sur la liste de la déportation pour des motifs inavouables (délinquance de droit commun) et dans le doute, il a fallu laisser dans l’anonymat quelques noms.
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